La science des endroits de Révélation du Coran

5/28/2026

Les sciences du Coran, ʿulūm al-Qurʾān, se composent de nombreuses disciplines servant à l’exégète, al-mufassir, dans son travail d’analyse et de compréhension des versets du Livre d’Allah. Parmi ces sciences, figure la science des endroits de révélation du Coran, ʿilm amākin nuzūl al-Qurʾān. Nous avons souhaité introduire dans cet article cette science : sa définition, son importance, ainsi que les différents endroits où le Coran fut révélé au Prophète.

1. Définition

Commençons cette étude, tout d’abord, par définir l’objet de cette science. Son appellation est composée de deux termes qui ne nécessitent eux, pas d’explication tant ils sont clairs : endroits (amākin) et révélation ou littéralement, descente, sous-entendu du Coran (nuzūl).

Quant à sa définition terminologique, les savants classiques des sciences du Coran tels que az-Zarkashī ou as-Suyūṭī ne se sont pas attardés à définir rigoureusement cette science. Cette absence de définition est sûrement due au caractère explicite de son énoncé même qui ne laisse aucune place à une incompréhension. Néanmoins, par souci de clarté définissons-la comme étant : la science qui s’intéresse aux endroits de la révélation du Coran.

La science des endroits de révélation peut être confondue avec une autre discipline des sciences du Coran : le mecquois et le médinois. Ce dernier est d’ailleurs l’un des premiers chapitres traités dans les sciences du Coran et à vue aussi son champ de définition évoluait.

C’est ainsi qu’au départ la science du mecquois et du médinois englobait aussi bien le temps que l’endroit. Musāʿid aṭ-Ṭayyār explique : « Le mecquois et le médinois sont deux termes liés au lieu et au temps, et c’est sur eux que se fondent les expressions des savants, qu’Allah leur fasse miséricorde ».[1] Les savants anciens utilisaient les deux termes ensemble sans en faire deux opinions opposées nécessitant une préférence entre elles.

as-Suyūṭī dans son livre, référence dans les sciences du Coran, « al-Itqān » développera l’idée du mecquois et du médinois en présentant ses sous branches : ce qui a été révélé en résidence ou en voyage, sur terre ou dans les cieux, le jour et la nuit etc. Ces sous disciplines sont regroupées par certains sous l’appellation des sciences des états de la révélation.

Le lien entre ces deux champs et donc très étroit. ʿAbd al-Qadīr Manṣūr l’explique : « La science des temps de la révélation coranique est étroitement liée à la science de ses endroits et à la détermination de ses emplacements, mais elles se séparent pour d’autres considérations techniques ; le temps a sa considération, et le lieu a sa considération, et chacun d’eux a des intérêts chez les gens. Ces deux sciences font partie de ce par quoi le Coran a été distingué par rapport aux livres divins antérieurs, et elles comptent également parmi les points de distinction de la révélation divine aux prophètes et messagers. »[2]

On peut résumer la différence entre les lieux de la révélation du Coran et le mecquois et le médinois, en précisant que le mecquois et le médinois sont considérés, dans l’avis majoritaire, selon le temps de la révélation, tandis que les lieux de la révélation du Coran sont considérés selon le lieu. Cet avis, majoritaire, sur la définition du mecquois et du médinois est relatif à la temporalité. Le mecquois est ainsi défini comme les révélations pré-hijra et le médinois post-hijra. La hijra est ce marqueur temporel servant de critère de distinction. Si le mecquois et le médinois se concentrent sur le temps, la science des endroits de révélation se concentrera elle sur l’espace et le lieu.

Cette évolution de cette science du mecquois et du médinois qui se subdivisera plus tard pour donner naissance à la science des endroits de révélation, se retrouve même dans la production scientifique.

La science du mecquois et du médinois fut, très vite, l’objet de nombreux écrits, qui dès le départ aborderont le temps et l’endroit. Citons à titre d’exemple les premiers ouvrages englobant l’ensemble des disciplines tels que « Nuzūl al-Qurʾān (La révélation du Coran)» d’ad-Ḍaḥḥāk ibn Muzāḥim (m.104H) ou les ouvrages du même nom d’ʿIkrima Abū ʿAbd Allāh (m.105H) ou Shihāb az-Zuhrī (m.124H), ou encore « al-Makkī wa l Madanī (Le Mecquois et le Médinois) » de Makkī ibn Abī Ṭālib (m.437H). Puis, plus tard, viendront des ouvrages effectuant cette distinction pour n’évoquer que les endroits de Révélation sans s’attarder sur la temporalité tels que « al-Kalām ʿalā amākin min at-Tanzīl (Propos sur les endroits où fut révélé le Coran) » dʾIbn Abī Sharīf (m.923H).

2. L’importance de la science des endroits de révélation

La science des endroits de la révélation du Coran possède un rang élevé et fournit des informations d’une grande importance afin de comprendre le Livre d’Allah.

Citons quelques points indiquant son importance et le besoin qu’a le mufassir, l’exégète pour comprendre le texte coranique.

- Le serment d’Allah (al-qasam) par les endroits de la révélation du Coran

Lorsqu’Allah jure, il met à travers son serment la lumière sur l’objet du serment. Aucun de ces objets n’est utilisé par Allah sans qu’il ne soit d’une importance particulière.

Nous trouvons dans le Coran des serments dont l’objet est un endroit dans lequel la Révélation a eu lieu.

Le premier exemple pour illustrer cela se trouve dans la sourate al- Wāqiʿa. Allah dit :

« Non ! Je jure par les positions des étoiles (dans le firmament). Et c'est vraiment un serment solennel, si vous saviez. » (al-Wāqiʿa, v75-76)

Les « positions des étoiles, mawāqiʿ an-nujūm » sont, selon l’un des avis concernant leur sens, les lieux de la révélation du Coran.

Ibn al-Qayyim a dit : « Le sens du terme « étoiles » par lesquelles Il a juré par leurs positions a fait l’objet de divergences. Il a été dit que ce sont les versets du Coran, leurs positions, leur descente, l’une après l’autre. C’est l’avis dʾIbn ʿAbbās dans une transmission dʾʿAṭāʾ, et l’avis de Saʿīd ibn Jubayr, al-Kalbī, Muqātil et Qatāda ». [3]

Cet avis a également été adopté par de nombreux imams de l’exégèse parmi les anciens, tels que ʿIkrima, Mujāhid ou as-Suddī.[4]

Notre deuxième exemple est issu de la sourate at-Tīn. Allah dit :

« Par le figuier et l'olivier Et par le Mont Sînîn ! Et par cette Cité sûre ! » (at-Tīn, v1-3)

an-Nasafī explique le sens de ces objets de serments en expliquant qu’il s’agit en réalité d’endroits sur lesquels la Révélation est descendue : « Les deux premiers sont un serment par le lieu de révélation de la révélation à ʿÎsā, le troisième à Mūsā, et le quatrième à Muḥammad, que la paix soit sur eux ».[5]

Enfin dernier exemple, Allah jure par La Mecque, l’endroit où la plus grande partie des versets furent descendus. Allah dit :

« Non ! Je jure par cette Cité ». (al-Balad, v1)

al-Qurṭubī dit : « Il s’agit de la Mecque et les savants sont unanimes dessus ».[6]

- L’intérêt des salafs pour cette science

Mannāʿ al-Qaṭṭān l’explique : « Les nations accordent une grande importance à la préservation de leur patrimoine intellectuel et des fondements de leur civilisation. (…). Ainsi, nous trouvons les grandes figures de la guidance parmi les Compagnons, les tābiʿin et ceux qui les ont suivis, en train de consigner les lieux de révélation du Coran, verset par verset, avec une précision déterminant le temps et le lieu. Cette précision constitue un pilier solide dans l’histoire de la législation, sur lequel s’appuie le chercheur pour connaître le style de l’appel, les formes du discours, et la gradation des jugements et des obligations ».[7]

Et c’est « pour cette raison que les musulmans ont porté une attention extrêmement rigoureuse à l’examen de ce qui a été révélé à La Mecque et de ce qui a été révélé à Médine ; certains ont même porté leur attention sur les directions de la révélation dans leurs lieux et leurs différentes périodes, et ils y ont déployé des efforts considérables. Cela constitue une preuve de la préservation du Coran contre toute altération ou falsification : il a été transmis par une grande multitude de tābiʿin, eux-mêmes transmis par une grande multitude de Compagnons, et les derniers l’ont reçu des premiers par audition et transmission orale, tout en connaissant les lieux de sa révélation, ses moments et ses causes, ainsi que tout ce qui se rapporte à ses mots, ses sens et ses finalités ».[8]

Ainsi, ils ne se sont pas contentés de mémoriser seulement le texte, mais ils ont également étudié les lieux de sa révélation pour mieux le comprendre. Comme le résume Musāʿid aṭ-Ṭayyār : « Les pieux prédécesseurs accordaient une attention particulière aux lieux de révélation du Coran. »[9]

Citons des exemples de leur intérêt immense pour cette science.

Ibn Masʿūd a dit : « Par Celui en dehors de qui il n’y a pas de divinité, aucune sourate du Livre d’Allah n’a été révélée sans que je sache où elle a été révélée, et aucun verset du Livre d’Allah n’a été révélé sans que je sache au sujet de qui il a été révélé. Si je savais qu’il existe quelqu’un plus savant que moi au sujet du Livre d’Allah et que les chameaux pouvaient l’atteindre, je me serais rendu jusqu’à lui ».[10]

ʿAlī ibn Abī Tālib a dit : « Par Allah, aucun verset n’a été révélé sans que je sache pour quelle raison il a été révélé et où il a été révélé. ».[11]

Il a également dit : « Interrogez-moi au sujet du Livre d’Allah, car par Allah, il n’y a aucun verset sans que je sache s’il est descendu de nuit ou de jour ; s’il est descendu dans une plaine ou sur une montagne ».[12]

On rapporte que des Juifs dirent : « Si ce verset était descendu parmi nous, nous aurions fait de ce jour une fête. » ʿUmar demanda : « Quel verset ? » Ils répondirent : « Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion… » (al-Māʾida, v3). ʿUmar dit alors : « Je sais parfaitement où il a été révélé ; il a été révélé alors que le Messager d’Allah se tenait à ʿArafa».[13]

Un homme interrogea ʿIkrima au sujet d’un verset du Coran, il répondit : « Il a été révélé au pied de cette montagne », en désignant Salʿ.[14]

- L’importance de la connaissance des lieux de la révélation du Coran dans le tafsīr

Nul doute que cette science fait partie des éléments des plus utiles pour comprendre le Coran, et des plus profitables pour connaître ses significations profondes, les contextes de ses versets et leurs destinataires. Faire le lien entre l’endroit où le verset fut révélé et le texte en lui-même nous ouvre des horizons intéressants dans sa compréhension.

Fahd al-Rūmī explique : « La connaissance de l’endroit de la révélation aide à comprendre le sens voulu par le verset, ses implications et parfois les indications qu’il contient ».[15]

Ainsi, cette connaissance fait partie des connaissances dont le mufassir ne peut se dispenser, et qu’il se doit de prendre en considération dans sa compréhension du Livre d’Allah.

Abū al-Qāsim an-Nīsābūrī, dans son ouvrage « at-Tanbīh ʿalā faḍl ʿulūm al-Qurʾān » a dit :

« Parmi les plus nobles sciences du Coran figure la science de sa révélation et de ses directions. Ce sont là vingt-cinq aspects : celui qui ne les connaît pas et ne sait pas les distinguer n’a pas le droit de parler au sujet du Livre d’Allah ».[16]

3. Exemples d’endroits dans lequel le Coran fut révélé en dehors de la Mecque et Médine

Le Coran fut donc révélé en dehors de La Mecque et Médine. Nous citerons dans cette partie quelques endroits où le Livre d’Allah fut descendu sur le Prophète.

- Kurāʿ al-Ġhamim

Il s’agit d’un endroit de la péninsule arabique entre la Mecque et Médine.

La sourate al-Fatḥ fut révélée à cet endroit comme l’indique Ibn ʿĀshūr dans son tafsir sur la sourate. Il dit : « Cette sourate a été révélée en un lieu appelé Kurāʿ al-Ġhamim avec un ḍamm sur le kāf de Kurāʿ, et une fatḥa sur le ghayn avec un kasr sur le mīm de Ġhamim. C’est un endroit situé entre La Mecque et Médine, une vallée à deux étapes de La Mecque et à trois milles de ʿUsfān, faisant partie du territoire de La Mecque. »[17]

- ʿUsfān

C’est une province située au nord-est de la Mecque, à moins d’une centaine de kilomètres.

Allah dit :

« Et lorsque tu (Muhammad) te trouves parmi eux, et que tu les diriges dans la prière, qu'un groupe d'entre eux se mette debout en ta compagnie, en gardant leurs armes. Puis lorsqu'ils ont terminé la prosternation, qu'ils passent derrière vous et que vienne l'autre groupe, ceux qui n'ont pas encore célébré la prière. A ceux-ci alors d'accomplir la prière avec toi, prenant leurs précautions et leurs armes… » (an-Nisāʾ, v102)

ad-Dāraqutnī rapporte la parole d’Abū ʿAyyāsh az-Zurqī, qui a dit:

« Nous étions avec le Messager d’Allah à ‘Usfân, lorsque les polythéistes nous firent face, dirigés par Khālid ibn al-Walīd, et ils étaient entre nous et la qibla. Le Prophète nous fit prier la prière de Dhuhr. Les polythéistes dirent : “Ils étaient dans une situation où, si nous les avions surpris, nous aurions pu les attaquer par surprise.” Puis ils dirent : “Une prière va maintenant venir sur eux, elle leur est plus chère que leurs enfants et leurs propres personnes.” »

Il a dit : « Jibrīl descendit avec ce verset entre la prière de Dhuhr et celle du ‘Aṣr : “Et lorsque tu te trouves parmi eux et que tu les diriges dans la prière…”. ».[18]

- Ḥudaybiya

Selon Ibn Kaṯhīr, la sourate al- Fatḥ fut révélée dans l’endroit d’al-Ḥudaybiya.

Il dit : « Cette noble sourate a été révélée lorsque le Messager d’Allah est revenu de al- Ḥudaybiya, au mois de Dhū al-Qiʿda de la sixième année de l’Hégire, après que les polythéistes l’eurent empêché d’atteindre la Mosquée sacrée afin d’y accomplir la ‘umra. Ils l’ont bloqué et se sont ensuite tournés vers une réconciliation et une trêve, proposant qu’il revienne cette année-là et qu’il revienne l’année suivante. Il accepta cela, malgré la réticence de certains Compagnons, parmi lesquels ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb comme cela sera détaillé à sa place dans le commentaire de cette sourate, si Allah le veut. »[19]

- Badr

Allah dit :

« Ils t’interrogent au sujet du butin. Dis : le butin appartient à Allah et au Messager. Craignez donc Allah, réconciliez ce qui est entre vous, et obéissez à Allah et à Son Messager si vous êtes croyants. Les vrais croyants sont seulement ceux dont les cœurs frémissent quand Allah est mentionné, et quand Ses versets leur sont récités, cela augmente leur foi, et ils placent leur confiance en leur Seigneur Ceux qui accomplissent la prière et dépensent de ce que Nous leur avons attribué. Ceux-là sont les vrais croyants ; ils auront des degrés auprès de leur Seigneur, un pardon et une noble subsistance. Comme ton Seigneur t’a fait sortir de ta maison en toute vérité, alors qu’un groupe de croyants n’y consentait pas. » (al-Anfāl, v1-5)

Les exégètes ont mentionné que le lieu de révélation du début de sourate Al- Anfāl est Badr. Il s’agit de l’avis dʾat-Tabarī, al-Baghawī, Ibn al-ʿArabī, Ibn ʿAṭiyya, al-Qurtubī, Ibn Kathīr et des contemporains tels qu’Ibn ʿĀshūr ou ash-Shanqīṭī.[20]

Les savants s’interrogent même delà des versets du début de la sourate. Certains sont en effet d’avis que la sourate en entier fut révélée à Badr.

Al-Bukhārī rapporte qu’Ibn ʿAbbās a dit : « Elle a été révélée à Badr ».[21]

Ibn ʿĀshūr a dit : « Tous les gens du hadith sont d’accord pour dire qu’elle a été révélée lors de la bataille de Badr. Ibn Ishâq a dit : la sourate al-Anfāl a été révélée entièrement à propos de Badr ».[22]

- Tabūk

Allah dit dans la sourate at-Tawba :

« Légers ou lourds, lancez-vous au combat, et luttez avec vos biens et vos personnes dans le sentier d'Allah. Cela est meilleur pour vous, si vous saviez. S'il s'était agi d'un profit facile ou d'un court voyage, ils t'auraient suivi; mais la distance leur parut longue. Et ils jureront par Allah: « Si nous avions pu, nous serions sortis en votre compagnie. » Ils se perdent eux-mêmes. Et Allah sait bien qu'ils mentent. (at-Tawba, v41-42)

Qatāda est de cet avis, comme le rapporte at-Tabarī,.[23] Mais c’est également l’avis de la majorité des exégètes, car la plupart des gens de science en exégèse ont dit qu’ils ont été révélés concernant l’expédition de Tabūk.[24] Comme l’ont rapporté as- Samarqandī , ath-Thaʿlabī , et als-Suyūtī . Fakẖr ad-dīn ar-Rāzī rapporté à ce sujet un consensus. Il affirme : « Ils sont tous d’accord (ittaqa) sur le fait que ce verset a été révélé lors de l’expédition de Tabuk .[25]

- Bayt al Maqdis

Concernant la parole d’Allah :

« Et demande à ceux de Nos messagers que Nous avons envoyés avant toi, si Nous avons institué, en dehors du Tout Miséricordieux, des divinités à adorer ? » (Zukẖruf, v45)

az-Zarkashī écrit dans la partie « Ce qui a été révélé à Bayt al-Maqdis » :

« La parole du Très-Haut dans Az-Zukhruf : “Et interroge ceux de Nos messagers que Nous avons envoyés avant toi : avons-Nous institué, en dehors du Tout Miséricordieux, des divinités à adorer ?” lui fut révélée la nuit de son voyage nocturne. »[26]

- al-Juḥfa

Le verset “Certes, Celui qui t’a imposé le Coran te ramènera assurément à un lieu de retour.” (al-Qaṣaṣ, v85), fut révélé, selon az-Zarkashī à al-Juḥfa, alors que le Prophète était sur la route de sa hijra. [27]

- Ṭāʾif

Le verset “As-tu vu comment ton Seigneur étend l’ombre ?” (al-Furqān, v45) toujours selon az-Zarkashī fut révélé à Ṭāʾif.[28]

Il existe, dans toute la littérature du tafsir, d’autres avis qui sont soumis à une très forte divergence quant aux lieux ou serait descendue la révélation. Citons quelques exemples : [29]

al-Marīsīʿ, où, selon certains, furent révélés les deux premiers versets de la sourate al-Ḥajj, Ḥunayn, où serait descendu un verset de la sourate an-Nisāʾ, Khaybar, Nakḫla, ou encore Ḏhāt Riqāʿ..

[1] Musāʿid aṭ-Ṭayyār, al-Muḥarrar fī ʿulūm al-Qurʾān

[2] ʿAbd al-Qadīr Muhammad Manṣūr, Mawsūʿa ʿulūm al-Qurʾān

[3] Cf. Musāʿid aṭ-Ṭayyār, al-Muḥarrar fī ʿulūm al-Qurʾān

[4] ʿAbd al-Qādir Muḥammad Manṣūr, Mawsūʿat ʿulūm al-Qurʾān

[5] an-Nasafī, Madārik at-Tanzīl

[6] al-Qurṭubī, al-Jāmi' li ahkām al-Qurʾān

[7] Mannāʿ al-Qaṭṭān, Mabāḥith fī ʿulūm al-Qurʾān

[8] Muḥammad Bakr Ismāʿil, Dirāsāt fīʿulūm al-Qurʾān

[9] Musāʿid aṭ-Ṭayyār, al-Muḥarrar fī ʿulūm al-Qurʾān

[10] Rapporté par al-Bukẖarī

[11] Rapporté par Ibn Saʿd dans at-Ṭabaqāt al-kubrā

[12] Rapporté par al-Ḥākim dans al-Mustadrak

[13] Rapporté par al-Bukẖarī et Muslim

[14] Rapporté par Abū Nuʾaym dans Ḥuliyāt al-Awliyāʾ

[15] Fahd ar-Rūmī, Dirāsāt fīʿulūm al-Qurʾān

[16] Cf. as-Suyūṭī, al-Itqān fī ʿulūm al-Qurʾān

[17] Ibn ʿĀshūr, at-Taḥrīr wa at-Tanwīr

[18] al-Qurṭubī, al-Jāmi' li ahkām al-Qurʾān

[19] Ibn Kaṯhīr, Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓhīm

[20] Cf. aṭ-Ṭabarī, Jāmiʿ al-bayān, al-Baġhawī, Maʿālim at-tanzīl , Ibn al-ʿArabī, Aḥkām al-Qurʾān, Ibn ʿAṭiyya, al-Muḥarrar al-wajīz, al-Qurṭubī, al-Jāmiʿ li-aḥkām al-Qurʾān, Ibn Kaṯīr, Tafsīr al-Qurʾān al-ʿaẓhīm , Ibn ʿĀšhūr, at-Taḥrīr wa-t-tanwīr, ašh-Šhinqīṭī, Aḍwāʾ al-bayān

[21] Rapporté par Al-Bukhārī

[22] Ibn ʿĀshūr, at-Taḥrīr wa at-Tanwīr

[23] Cf. at-Ṭabarī, Jāmi' al-bayān fī tafsīr Ay al-Qurʾān

[24] Cf. as-Samʿānī, Tafsīr as-Samʿānī ; al-Baġawī, Maʿālim at-tanzīl ; an-Nasafī, Madārik at-tanzīl ; Ibn Kaṯīr, Tafsīr al-Qurʾān al-ʿaẓhīm ; aṯ-Ṯhaʿālibī, Tafsīr aṯ-Ṯhaʿālibī.

[25] Fakẖr ad-dīn ar-Rāzī, Mafātiḥ al-Ġhayb

[26] az-Zarkashī, al-Burhān fī ʿulūm al-Qurʾān

[27] az-Zarkashī, al-Burhān fī ʿulūm al-Qurʾān

[28] az-Zarkashī, al-Burhān fī ʿulūm al-Qurʾān

[29] ʿAzīza bint Muqʿid al-ʿUtaybī, Amākin nuzūl al-Qurʾān ġhayr Makka wa-l-Madīna

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